Parce qu'ils font toujours bêler les murs, revoici une mini-série "les moutons de Poitiers". Ces quadrupèdes, obstinés, moralisateurs mais finalement attachants, tout droit sortis de leurs prairies, continuent à se promener sur les façades et le mobilier urbain. Continuons donc le recensement.
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jeudi 5 février 2015
lundi 14 juillet 2014
Les moutons de Poitiers #3 : nouvelle fournée
Ils reviennent, se renouvellent, s'insurgent contre des moulins mais ne dégradent rien, s'affirmant pourchassés pour libre diffusion de pensée, dans des déclinaisons qui les mettent en scène pointés par un viseur, dénonçant le panurgisme... Qui ? Les moutons de Poitiers, donc, animaux sur stickers et affiches, que l'on retrouve sur des vitrines, des gouttières, là où ça ne dérange pas... Retour sur la dernière fournée.
Visiblement, le mouton estival a besoin d'amour, dans l'une de ses dernières déclinaisons.
Petit tacle à la mode désuète-née du "free-hug" ? Aurais-je peut-être du enlacer la gouttière ?
Je me suis abstenu.
Toujours question tacle, voici épinglée la salle de concerts estampillée "musiques actuelles" de la ville, le Confort Moderne, ici rebaptisée, croisade moutonnesque oblige, le "conformisme moderne". Il est vrai que, malgré une programmation qui souvent se défend et se veut particulièrement variée, on y pratique volontiers l'uniforme de la branchitude, l'obligation du cool-qui-fait-pas-exprès-d'être-cool... On ne donnera pas tort aux moutons sur ce coup-là... même si le "ou pas" est tout de même l'expression archi-moutonnière du moment. La paille, la poutre...
Continuons sur une saturation de belle facture ;
reste la question : qui est ce mystérieux mouton entouré ? Le créateur de la série, qui finalement suit aveuglément cette tendance de la revendication du "hors la masse" ?
Ou bien celui qui regarde l'image, que le dessinateur ne connait absolument pas, et qui pourrait légitimement ne pas se sentir concerné ?
Bref, la saturation est belle.
Terminons enfin sur LA dénonciation majeure de la série : Oh, toi qui part en vacances, ne serais-tu pas un consommateur-lambda-suiveur peu conscient de la portée de tes actes, et qui a besoin qu'on lui rappelle que la majeure partie de la population fait comme lui ?
Elle n'est peut-être pas si idiote, la majeure partie de la population, de profiter du beau temps pour aller voir ailleurs si elle y est. Si c'est à ce prix... Ouh comme j'aime être un mouton !
dimanche 13 avril 2014
Les moutons de Poitiers 2 : tout espoir n'est pas vain !
En passant ce jour Avenue de la Liberté, j'ai découvert une affiche de ce même mystérieux street-artiste (qui a le bon goût, je le rappelle, de ne pas taguer, et de mettre ses stickers dans des lieux qui, à priori, ne gênent personne.)
Enfin un peu d'espoir ! J'ai aimé cette représentation du mouton ailé, grand format, collée sur une vitrine (pour l'instant) inutilisée. Malgré notre condition soi-disant panurgiste, l'élévation serait donc possible ! Outre le message (qui reste plus ou moins mystérieux), en quelques traits reconnaissables, la bête nous est sympathique. Éphémère. Libre. Colorée. La voilà ci-dessous dans son habitat naturel.
mercredi 2 avril 2014
Les moutons de Poitiers
Gouttières, murs, poubelles... à Poitiers, les stickers "moutons" sont partout.
Aucun doute : sous couvert de dessins naïfs mais percutants, on me (et évidemment nous) met en garde, par un jeu de miroir. Serions-nous parqués, abêtis ?
Halte au Panurgisme, semblent donc nous crier gentiment ces images. Ne soyons pas des suiveurs. Remettons-nous en questions.
Halte au Panurgisme, semblent donc nous crier gentiment ces images. Ne soyons pas des suiveurs. Remettons-nous en questions.
Soit.
Mais aussi sympathique qu'elle soit graphiquement, cette initiative n'en est peut-être pas moins une leçon de morale. Et les leçons, moi j'aime bien savoir de qui je les tire.
Voyons : ce code barre qui enferme ces pauvres ovins de papier. C'est clair : nous sommes invités à prendre du recul sur la société de consommation... Cette pauvre bête qui reste là où l'on lui ordonne... Peuple, rebelle toi ! Avant que l'on ne t'écrase. Moui. Sauf que.
L'autocolleur, si il est cohérent, ne marche pas avec le système qu'il dénonce. Ne fréquente donc jamais aucun supermarché. Son papier est certainement issu du commerce équitable, son encre garantie sans toxiques. Il contribue à un monde meilleur, autrement encore qu'en imposant ses dessins (qui ont le bon goût de ne pas être des tags).
Ou bien y aurait-il imposture ?
Voyons : ce code barre qui enferme ces pauvres ovins de papier. C'est clair : nous sommes invités à prendre du recul sur la société de consommation... Cette pauvre bête qui reste là où l'on lui ordonne... Peuple, rebelle toi ! Avant que l'on ne t'écrase. Moui. Sauf que.
L'autocolleur, si il est cohérent, ne marche pas avec le système qu'il dénonce. Ne fréquente donc jamais aucun supermarché. Son papier est certainement issu du commerce équitable, son encre garantie sans toxiques. Il contribue à un monde meilleur, autrement encore qu'en imposant ses dessins (qui ont le bon goût de ne pas être des tags).
Ou bien y aurait-il imposture ?
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EDIT : Enfin un peu d'espoir : découverte ce dimanche 13 avril d'une affiche du même street-artiste, avec de vrais morceaux d'espoir dedans. (<-clic pour le post)
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